Frederick's Poetry
Frederick's Poetry | Response by German Poets | Remnants of a Hero
Frederick was a prolific man of letters who regularly wrote poetry, always in French. He favoured a classical style, with subject matter ranging from light-hearted poems about food and sex to weighty poems of many stanzas on matters such as war or religion. Much of his poetry is occasional, such as the ode below written to celebrate the establishment of the Berlin Academy. The Academy had been founded by his grandmother Sophie Charlotte but had become somewhat moribund until Frederick injected new life into it by inviting intellectuals mainly from France. Many poems are dedicated to great men of his time, to friends and to members of his family. He addressed several poems to Voltaire, including the one below, written in response to a letter from his friend. Frederick originally instigated the relationship with Voltaire not least because he wished to benefit from the talents and stylistic skills of one of Europe’s foremost poets and arbiters of taste, and Voltaire duly often commented on his works and honed their style and form.
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Le Rétablissement de l’Académie (c. 1744)
Que vois-je? quel spectacle! ô ma chère patrie,
Enfin voici l'époque où naîtront tes beaux jours;
L'ignorant préjugé, l'erreur, la barbarie,
Chassés de tes palais, sont bannis pour toujours.
Les beaux-arts sont vainqueurs de l'absurde ignorance,
Je vois de leurs héros la pompe qui s'avance,
Dans leurs mains les lauriers, la lyre, le compas;
         La Vérité, la Gloire
         Au temple de Mémoire
         Accompagnent leurs pas.
[...]
Je vois ma déité, la sublime éloquence,
Des beaux jours des Romains nous ramener les temps,
Ressusciter la voix du stupide silence,
Des flammes du génie animer ses enfants;
Ici coulent des vers, là se dicte l’histoire,
Le bon goût reparaît, les filles de Mémoire
Dispensent de ces lieux leurs faveurs aux mortels,
         N’écrivent dans leurs fastes,
         De leurs mains toujours chastes,
         Que des noms immortels.
[...]
Fleurissez, arts charmants; que les eaux du Pactole
Arrosent désormais vos lauriers immortels.
C'est à vous de régner sur le monde frivole,
C'est au peuple ignorant d'honorer vos autels.
J'entends de vos concerts la divine harmonie,
Le chant de Melpomène et la voix d'Uranie,
Vous célébrez les dieux, vous instruisez les rois;
         Une main souveraine,
         Un goût puissant m'entraîne
         Sous vos suprêmes lois.
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À Voltaire (1772)
Sur la fin des beaux jours dont vous fîtes l’histoire,
Si brillants pour les arts où tout tendait au grand,
Des Français, un seul homme a soutenu la gloire.
Il sut embrasser tout : son génie agissant
À la fois remplaça Bossuet et Racine,
Et maniant la lyre ainsi que le compas,
Il transmit les accords de la muse latine
Qui, du fils de Vénus célébra les combats.
De l’immortel Newton, il saisit le génie,
Fit connaître au Français ce qu’est l’attraction :
Il terrassa l’erreur, la superstition :
Ce grand homme lui seul vaut une académie.
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For a selection of Frederick’s verse in the original French with German translations and commentary see the anthology An meinen Geist. Friedrich der Große in seiner Dichtung. Eine Anthologie, ed. by Jürgen Overhoff and Vanessa de Senarclens (Paderborn: Schöningh, 2011).
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